Exposé sous le thème :

   

 

 

 

 L’ENTREPRENEURIAT AU MAROC

Encadré par : Mme Noufissa EL MOUJADDIDI

         

 

 Préparé par :

Nehra AMARA

Zahra RAMADAN

Sonia BOUSHABA

 

   

Introduction

Partie 1 : préliminaire

Section I :

1       Définition et dimensions de l’entrepreneuriat

2       E’entrepreneur au cœur de processus entrepreneurial

Section II :

1       Modèles d’entrepreneuriat

 

Partie 2 :  l’entrepreneuriat au Maroc :

1       Historique de l’entrepreneuriat au Maroc

2       Le contexte marocain

3       quelles sont  Les formes et type d’entrepreneuriat  au Maroc ?

 

Partie 3 :  Les grandes mutations de l’entrepreneuriat au Maroc :

1       la principale raison avancée par les entrepreneurs enquêtés.

2       La volonté et la motivation  sources principales de l’entrepreneuriat.

3       L’entreprenariat, une vocation.

4       Un entreprenariat en mal de rupture avec le réseau familial.

 

Partie 4 :  Les défis et visions de l’avenir :

               *Défis et obstacles à l’entrepreneuriat :

                -   la permanence des rentes et des privilèges comme défi majeur.

               - la corruption, un obstacle fondamental à l’entrepreneuriat.

1       La bureaucratie, une déviance contre l’initiative.

* Attentes et vision de l’avenir :

1       renforcer la politique publique d’appui à la création d’entreprise.

2       Promouvoir l’initiative entrepreneuriale auprès des jeunes.

3       Créer un environnement macroéconomique favorable.

4       L’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, un espoir pour l’avenir.

5       Regard et opinion des acteurs par : Brahim Zniber.

       Et  Aziz Akhenouch.

Conclusion

 

Introduction

 

Dans  les sociétés modernes, l’entrepreneuriat se trouve aujourd’hui au cœur du développement humain. Il donne des perspectives sur l’avenir, favorise l’expression du potentiel des personnes et ouvre des espaces de liberté insoupçonnés de progrès correspondant à leur quête de sens.

 

L’acte d’entreprendre est vital dans la mesure où il constitue une formidable voie de réalisation de soi,  favorise un mouvement plus collectif de création de richesses économiques et /ou sociales et améliore le bien être collectif.

 

La diversité des initiatives entrepreneuriales participe à une adaptation plus fine de l’économie aux besoins de la société en matière d’emploi, de santé, d’environnement ou encore de la lutte contre les exclusions ou les inégalités sociales.

 

Créateur de richesses, l’entrepreneur est en effet un acteur de justice sociale dans ses efforts de réconciliation de l’économique, du social et de l’environnemental. En plus Positionner son projet dans une perspective plus généreuse, plus altruiste procure un véritable élan vital au projet et fonde l’engagement des parties prenantes.

 

Ces caractéristiques restent toutefois dépendantes de l’environnement, au Maroc d’aujourd’hui  on assiste à une intensification extrême de la concurrence des firmes multinationales, à la mondialisation, à la globalisation, et à un degré d’incertitude avec un  rythme de changement environnemental inéluctable. Placé dans ce contexte les entrepreneurs marocains, principaux acteurs de la dynamique territoriale sont amenés à relever plusieurs challenges mais aussi à saisir les opportunités qui émanent de ce nouvel environnement.

 

Partie préliminaire

 

La compréhension que nous avons de l’entreprenariat doit beaucoup à l’économiste  Schumpeter (1950), un entrepreneur est une personne qui veut et qui est capable de transformer une idée ou une invention ou en une innovation réussie. Il conduit une « destruction créatrice » dans la mesure où  de nouveaux produits et business models arrivent et remplacent les anciens. Cette destruction créatrice est à l’origine du dynamisme industriel et de la croissance à long terme.

Pour K. Knight (1967) Peter Drucker et  (1970), l’entreprenariat c’est la prise des risques. En effet un entrepreneur est prêt à mettre en jeu sa carrière et sa sécurité financière pour mettre en œuvre une idée, à mettre son temps et son capital dans une entreprise risquée. L’entrepreneur c’est  « quelqu’un qui agit non en fonction des ressources qu’il contrôle actuellement, mais qui poursuit inlassablement une occasion  selon un processus de découvert, d’évaluation et d’exploitation d’occasions

Pour Verstraete et Fayolle (2005), une combinaison de quatre paradigmes permet de cerner le domaine de recherche en entreprenariat : la création d'une organisation, la détection, construction et exploitation d'une occasion d'affaires, la création de valeur, l'innovation. Le premier est plus caractéristique  mais le dernier est plus contestable, puisque certains phénomènes entrepreneurials ne sont pas innovants.

Il n’existe pas un type unique d’entrepreneur, les recherches retiennent que :

·      l’entreprenariat est un champ diversifié, hétérogène et complexe ;

·      entreprendre est un comportement temporaire et situé ;

·      confondre les notions d’entrepreneur et de chef, ou de dirigeant d’entreprise constitue un non-sens.

Il est donc possible d’entreprendre à n’importe quel âge, peu importe son statut social, son niveau d’étude, le secteur, l’époque, la dimension de son projet, sa nature, ses objectifs… Ce qui rejoint le fait que l’entreprenariat est une discipline accessible, mais complexe et qu’entreprendre ne s’improvise pas, même s’apprend.

 

Section I :

 

1- Définition et dimensions de l’entrepreneuriat

 

L’entrepreneuriat est le phénomène d’émergence et d’exploitation de nouvelles opportunités créatives de valeur économique ou sociale, impulsé et rendu possible par l’initiative et le dynamisme  de l’innovation en interaction avec l’environnement. L’axe essentiel  du phénomène est le processus créatif qui mouvemente et structure la dynamique homme/projet pour l’entraîner vers une configuration entrepreneuriale susceptible d’exploiter avec succès l’opportunité visée.

 

Une triple transformation accompagne ce processus :

v Transformation d’un porteur de projet en entrepreneur selon une dynamique et une logique personnelles et identitaires ;

v Transformation d’une idée en opportunités commerciales et en business model dans une dynamique et une logique économiques ;

v Transformation d’un groupe de personnes disparates en organisations entrepreneuriale effective, selon une dynamique et une logique de l’action collective.

v

Ces mouvements de transformation sont appelés à converger vers un schéma final et harmonieux à savoir l’entreprise.

 

         Quatre dimensions déterminent l’envie d’entreprendre :

Dimension socio culturelle ; Dimension psychologique, Dimension managériale, Dimension économique et politique.

 

2-  E’entrepreneur au cœur de processus entrepreneurial

 

L’idée et le désir d’entreprendre échappent à la simple analyse économique, ces dernières germent et grandissent dans un terroir favorable (culture histoire, valeurs, aspirations etc.…) qui situe l’entrepreneur au centre du processus entrepreneurial. La réussite de l’interaction homme projet et une clé de cohérence future (Entrepreneur/Entreprise) révélée pertinente dans la perspective d’une bonne compréhension du phénomène entrepreneurial.

- Genèse et prise de conscience de ses préférences entrepreneuriales     proviennent de (culture, Famille, parcours éducatif, 1eres expériences professionnelles, Environnement, société, Fenêtre d’opportunité propice) ;

- Structuration et formulation d’un projet crédible (question de  légitimité : capital humain, socioprofessionnel, capital social, activation de son capital financier) ;

- Salutaire confrontation à la réalité (désajustement des temps) ;

- Reconstruction, stabilisation du projet.

 

 

Section II : Modèles d’entrepreneuriat

 

Le modèle Weberien : selon lequel les protestants voient dans l’accumulation de richesses l’origine de la bénédiction de dieu et redoublent l’efforts, créant ainsi une éthique de capitalisme.

Le modèle islamique : Aujourd’hui, dans les sociétés islamiques, et dans le contexte de ce qu’on peut percevoir comme une renaissance religieuse, l’accent est mis d’avantage sur la loi que sur l’éthique. Les lois comme finalités, pour libérer les comportements de toute considération manichéiste et simpliste de ce qui est permis et ce qui ne l’est pas (sauf pour ce qui est clair et indiscutable). Sans ce changement, nos sociétés resteront à jamais prisonnières d’une moralité puritaine qui se dessine des limites, imaginaires et/ou réelles, qui asphyxient la créativité. Lorsque la communauté s’érige en protectrice de la moralité, l’individu n’assume plus son rôle de citoyen responsable et « comptable » de ses actes.


       Au Maroc, sociologiquement, deux modèles endogènes d’éthique et de valeurs sont susceptibles de développer  et de démontrer l’existence de cette culture entrepreneuriale mariant valeurs et recherche du profit, même s’ils n’ont pas permis l’émergence d’un mouvement économique d’envergure historique.

Le « modèle fassi » basé sur une culture urbaine de la piété qui a su, à travers le temps, créer une harmonie, voire une synergie, entre un sens aigu des affaires et un sens très développé du bien-être. Comparable au modèle latin La vision libérale de la religion a facilité l’accumulation, alors que le savoir-faire technique et le savoir être (la qualité de vie), ont été des facteurs essentiels dans la maîtrise de la production et de la productivité.

Néanmoins, une fois « exporté » ailleurs. Ce modèle s’essouffle (très lié à l’espace de la Médina). Certes  ce dernier produit des accumulations de richesses importantes mais dans le cadre d’un « cosy capitalism », un capitalisme complaisant, carriériste, non agressif, qui se refuse au risque et ne joue pas son rôle de locomotive ou de leader.

Le "modèle soussi", fondé sur des valeurs tout à fait différentes : ascétisme, solidarité presque khaldounienne, accumulation au niveau de la famille et conservatisme social, Il est le plus proche du modèle protestant.  Intimement lié à une culture de l’exil : être loin des siens favorise non pas seulement l’ascétisme mais son corollaire, l’accumulation. Une fois de retour, et comme l’avait noté Waterbury, on replonge dan une culture obnubilée par les règles de compétition tribale plutôt que par celles du profit qui dominent l’espace de l’exil.

Malgré les différences et les faiblesses des deux « modèles », d’ailleurs beaucoup plus historiques que structurelles, ces exemples nous fournissent assez de repères pour penser un système de valeurs entrepreneuriales susceptibles de créer cette culture qui favorise la création de richesses tout en donnant aux individus le sens d’un accomplissement dépassant la simple recherche du profit.

 

 

Partie II  l’entrepreneuriat au Maroc :

 

1-     Historique de l’entrepreneuriat au Maroc

 

L’Entrepreneur a subi une évolution depuis l’indépendance, marocanisation oblige, le pays a vu émerger une classe d’hommes d’affaires qui ont investi dans des secteurs producteurs de richesse: textile, agro alimentaires, industrie légère. Mais ces secteurs ne peuvent pas constituer les fondements d’une économie moderne susceptible de créer la richesse et engager le pays dans un développement économique et social généralisé et ceci en raison de la mentalité profonde et dominante du commerçant marocain, prudent et frileux et privilégiant une économie de rente sans prise de risque.

Cette situation a perduré jusqu’à 1990, date à laquelle on a instauré de grandes réformes structurelles qui seront à l’origine de la croissance qu’à connu le Maroc jusqu’aux nos jours.

Ces réformes ont conduit à des transformations certes progressives mais certaines qui ont impulsés un réelle dynamique entrepreneuriale.

Cette dynamique a favorisé la genèse et le développement d’un certain nombre de mutation au niveau de la nouvelle génération d’entreprise et d’entrepreneurs.

 

2-Les types et formes d’entrepreneuriat marocain :

Parler de L’entreprenariat au Maroc s’est d’abord admette la cohabitation  de deux catégorie, formel (entrepreneuriat d’opportunité) et informel (entrepreneuriat forcé ou de nécessité)

L’entrepreneuriat de la nécessité, qui, très souvent relève d’une forme d’auto emploi «  entrepreneuriat de survie ». C’est-à-dire qu’une personne n’a finalement pas d’autre choix que de créer son propre emploi généralement à domicile.

L’entrepreneuriat par opportunité relève d’une intention stratégique des personnes qui ont déjà travaillé dans d’autre entreprises, et parce qu’elles ont cerné une opportunité de marché, décident de créer leur propre entreprise. Généralement, ce sont des personnes dotées d’expériences et d’un capital relationnel très développé, ce qui est parfois aussi important que le capital financier.

Certes entreprenariat au Maroc bénéficie d’une certaine démocratisation. En effet, la constitution prévoit la liberté d’entreprendre et la réserve à tous les citoyens. Cependant, se situe dans un contexte chargé de multiples défis, l’accord d’association avec les payés étrangers, la lourdeur des procédures administratives, le manque de financement… exige la mise à niveau des pratiques du management plus particulièrement dans les petites et moyennes entreprises souvent dirigées par les « m’allem » (notons bien qu’au Maroc, les PME comptent plus que 90% sur le tissu économique).


Dans ce cadre, des types d’entrepreneuriat sont apparues  et sont devenues très dominantes au Maroc il s’agit du types: coopératif, associatif- solidaire et activité génératrices de revenus.

Au voisinage et depuis l’adoption en 1983 de programme d’ajustement structurel, et le lancement dans le vaste programme de privatisation, on a assiste à l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie commerçante et industrielle, porteuse de dynamiques économiques et sociales innovantes : « l’émergence d’un nouveau groupe social, les entrepreneurs privés, signifie-t-elle l’amorce d’un processus irréversible de construction d’une société civile qui entend s’affirmer et s’organiser de manière indépendante et autonome ? » (Tangeaoui, 1993). Cette catégorie participe d’une mise en intrigue du changement politique dans le Maroc sous l’étendard de la « mise à niveau » accords libre échange « EU » puis « USA » récemment avec la chine sous la légitime de la transitologie régulièrement convoquée et qui s’inscrit le récit réformateur avec ses héros et contre héros, dont il semble que les entrepreneurs sont des figures de proue.

Entrepreneuriat social : Entrepreuriat Social a pour but la promotion du changement social il vise a  bouleverser  les règles du jeux en créant des solutions innovantes qui satisfait des besoins sociaux. Les combinaisons de ressources crées par les entrepreneurs sociaux  privilégient l’impact social par rapport au profit. L’émergence de l’ES est étroitement liée à l’idée que les individus sont multidimensionnels, ils sont plus que des acteurs économiques qui maximisent le profit. Et si vous chercher une réponse définitive à ce que c’est l’entrepreneuriat social vous risquez d’être déçu.

L’émergence de l’ES est porteuse de plusieurs promesses.

Au sommet de l’iceberg représente un monde meilleur, affranchi de la pauvreté : Combinaison efficacité en affaires et pensée entrepreneuriale pour résoudre des problèmes sociaux. Dans les eaux profondes il y’a la promesse de redonner une dimension humaine aux acteurs économiques, une nouvelle vision de l’économie qui doit servir les hommes et non l’inverse et plus important d’agir en conséquence. Mais il revient tout de même de se poser la question :

Pourquoi  l’entrepreneuriat social ? Et pourquoi maintenant ?

Et quel rôle pour ONG leurs subventions leur orientations marché ??

D’où parler le l’entrepreneuriat social au Maroc s’est encor prématuré.

Les caractéristiques principales de l’entreprenariat social, décrites dans diverses ressources théoriques, sont les suivantes:

- Mission, formulée explicitement, de créer et de conserver la valeur sociale, et de bénéficier aux communautés ;

- Haut degré de risque économique et d’autonomie dans les activités liées à la production de biens et/ou à la vente de services ;

- Recherche de nouvelles opportunités et d’explorations de ressources insoupçonnées afin de servir cette mission ;

 

- Recherche de modèles durables, en se basant sur une étude de faisabilité bien élaborée ;

 

- Engagement constant dans l’innovation, l’adaptation et la formation ;

 

- Pouvoir de décision non basé sur la possession de capital ;

 

- Nature dénotant un certain degré de participation et de collaboration impliquant diverses parties prenantes ;

 

- Distribution limitée des profits et quantité minimale de travail rémunéré ;

 

- Chaque individu a le pouvoir de faire changer les choses.

 

 

Partie III  Les grandes mutations de l’entrepreneuriat au Maroc :

 

Cas d’étude :

 

Les diverses mutations qu’à subit L’entreprenariat au Maroc ont été mises en évidence par le Pr DRISS GUERRAOUI dans son enquête qu’il a mené auprès des entreprises marocaines.

 

Il résulte de cette enquête (2009) que :

La principale raison avancée par les entrepreneurs enquêtés est la recherche de l’indépendance et de la liberté d’agir(39% des cas), c’est là ou réside l’un des grandes mutations sociologique et culturelles de l’entrepreneuriat au Maroc, c-à-d que le choix d’entreprendre par les entrepreneurs enquêtés n’est pas du à une difficulté de trouver un emploi mais ils ont préféré la voie de l’entreprenariat en raisons des conditions qu’offre actuellement le Maroc au secteur privé et aussi par leur propre esprit d’initiative.

 

 La volonté et la motivation, sources principales de l’Entreprenariat, en effet, on ne peut pas devenir entrepreneur par hasard, il faut d’abord aimer son métier et être engagé dans « l’aventure » entrepreneuriale pour pouvoir réussir.

 

Deux facteurs sont primordiaux pour un entrepreneur quel que soit son niveau de formation. Le premier est lié à l’expérience dans le domaine où il entend exercer son activité et deuxième porte sur le capital nécessaire au démarrage de son entreprise. Ces deux facteurs doivent être accompagnés par une ferme volonté d’entreprendre et un soutien de la famille et des proches. En effet L’entreprise nécessite des moyens techniques et financiers qu’on ne peut pas acquérir par hasard.

 

Aussi, estiment-t-ils, l’intelligence et la bonne gestion, joint à un esprit entrepreneurial et à la capacité de comprendre l’environnement dans lequel évolue son entreprise, sont, également, nécessaires pour entreprendre.

 

Un entreprenariat en mal de rupture avec le réseau familial : Les résultats montrent, en effet que les nouvelles générations d’entrepreneurs ont du mal à rompre avec le réseau familial pour créer leurs propres entreprises (59,2% parmi les entrepreneurs enquêtés, 65,8% chez les femmes et 55% chez les hommes ont affirmé s’être appuyer sur l’aide de l’entourage familial et des institutions bancaires).

   

Partie IV  Les défis et visions de l’avenir :

   

Défis et obstacles à l’entrepreneuriat

 

Au Maroc, malgré l’importance des entrepreneurs et de l’esprit d’entreprise, peu de stratégies de développement du secteur privé offrent les moyens de découvrir et développer les entrepreneurs potentiels ou de stimuler de nouvelles sources d’entreprises, ces entrepreneurs se trouvent en plus confronter à des obstacles qui entravent toute promotion de l’entreprenariat, tels :

*Le manque de transparence dans les affaires et la permanence  des rentes et des privilèges (des passe-droits, du clientélisme et parenté) constituent l’obstacle majeur à la promotion de l’entreprenariat ceci  se justifie par l’existence de délit d’initiés  et d’accès inégal aux marchés. Ce qui pose toute la problématique de la concurrence loyale entre les entrepreneurs (équité dans l’accès à l’information, l’égalité de traitement pour bénéficier des crédits).

*L’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs demeure confrontée à la persistance du fléau de la corruption qui lamine l’effort national de promotion de l’Entreprenariat, affecte le rythme de la croissance, décourage l’investissement et réduit les opportunités d’affaires.

 *Les obstacles relatifs à la création des entreprises au Maroc,  le premier est lié au cadre institutionnel et a trait à la bureaucratie et à l’existence de monopoles et de chasses gardées, le deuxième type est à caractère économique et porte sur le coût des facteurs et la qualité de la main d’œuvre.

 

 Tant que les réformes de l’administration et de la justice ne voient pas une mise en oeuvre effective et ne connaissent pas un rythme accéléré de réalisation, ni l’objectif de promotion de l’entreprenariat ni celui de l’attrait des investissements directs étrangers, ne pourront pas se concrétiser de façon durable et au niveau souhaité par le Maroc.

 

 

Attentes et visions de l’avenir

 

De nombreux programmes de formation en gestion ont été créés, pour améliorer les compétences dans les domaines de la comptabilité, de l’étude de faisabilité, du marketing, mais reste toujours certaines visions à remplir afin de renforcer le processus de l’entreprenariat

 

 

A/renforcer la politique publique d’appui à la création d’entreprise: fait partie des premières attentes de la grande majorité des entrepreneurs ; Cette perspective d’avenir est la voie la plus appropriée pour promouvoir ainsi l’initiative entrepreneuriale et capitaliser les opportunités importantes qui existent dans ce domaine au Maroc.

 

En effet, l’arrivée massive des investisseurs étrangers dans un pays en pleine croissance et où plusieurs grands chantiers sont en cours de réalisation ou en projet et qui a une vision d’avenir de sa modernisation économique en est une preuve tangible, dans ce contexte, ils considèrent que le nouvel entrepreneur a surtout besoin d’encadrement, de conseils et d’information.

 

B/ Promouvoir l’initiative entrepreneuriale auprès des jeunes:

Les principales mesures qui peuvent aider à promouvoir l’entreprenariat au Maroc peuvent être réparties en trois catégories.

La première catégorie est relative à l’accompagnement des jeunes à la création de leur entreprise, elle comprend la création de fonds d’aide et de soutien, la révision de la fiscalité des PME, l’encouragement à l’investissement par allègement des taxes, l’amélioration de l’accès au crédit, favoriser l’acquisition de terrain et de locaux professionnels, l’instauration d’un guichet unique et la création de forums et de rencontres pour les jeunes entrepreneurs.

La deuxième catégorie porte sur la mise à niveau de la jeune entreprise.

La troisième catégorie de mesures porte sur la sensibilisation des jeunes à l’entreprenariat, la promotion de la culture entrepreneuriale à l’école et à l’université et le développement du partenariat international avec les entreprises et les territoires étrangers.

Ces trois catégories de mesures doivent être soutenues par initiatives visant à accompagner les jeunes entrepreneurs au cours  de toutes les phases de la réalisation de leurs projets.

C/ Créer un environnement macroéconomique favorable:

   L’importance pour les entreprises de l’existence d’un environnement macroéconomique incitant à la création d’entreprise et ce à tous les niveaux institutionnel, économico-financier et social.

  Sur le plan institutionnel, il s’agit de la simplification des procédures pour la création de l’entreprise, la lutte contre la corruption dans l’administration, la réforme de la justices, la promotion des droits humains, de l’égalité des chances dans les affaires et l’adaptation de l’administration au rythme et aux besoins des entreprises.

  Sur le plan économico-financier, il s’agit de mettre en place une politique favorisant la baisse du prix du foncier, la baisse des impôts, l’accès au crédit et l’aide à la promotion des exportations.

   Sur le plan social, il convient de lancer les bases d’une stratégie publique volontariste d’encouragement de l’esprit d’initiative auprès des jeunes, l’intégration de la culture de l’entreprenariat dans le système d’éducation et de formation, la promotion de la recherche-développement et la promotion des études prospectives relatives à l’entreprise.

A cet égard, la perception du rôle de l’Etat chez est révélatrice des problèmes que rencontrent les nouvelles générations d’entrepreneurs et d’entreprises marocains. La principale demande est la levée des obstacles majeurs à l’entrepreneuriat, l’appui financier, l’encadrement, l’accompagnement et la formation, ce qui suggère la mise en place d’une politique publique multidimensionnelle concertée et coordonnée, avec tous les partenaires de l’entreprise

 

         Regard et Opinions des acteurs

 

A/ Selon Brahim Zniber:

 

C’est aussi un acte difficile pour au moins trois raisons:

 

 

           

Brahim Zniber pense au plan «  EMERGENCE » enrichi depuis son lancement, comme il identifie, de façon circonstanciée, les secteurs d’activité porteurs au Maroc.

Pour ce qui est de la question «  est ce que le Maroc connaît réellement l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’entreprises » la réponse est Oui  pour ce qui concerne l’émergence d’entreprise de grande envergure, à vocation même internationale et Non  pour ce qui concerne les PME dont on sait qu’elles constituent le socle d’une économie.

 

   B/ Selon Aziz Akhanouch :

Aziz Akhenouch a l’intime conviction que l’étoffe de l’entrepreneur relève tout d’abord des traits de sa personnalité. Une personnalité intuitive, pleine de bonne énergie, d’inspiration, d’audace mais aussi de persévérance et de rationalité. Une personnalité souvent construite dans l’adversité car souvent c’est en traversant les difficultés de la vie, les expériences même les moins agréables qu’on apprend à dépasser nos limites à grandir.

Selon lui, si quelqu’un doit entreprendre aujourd’hui à partir de rien, il doit prêter une oreille plus qu’attentive aux desideratas (ensemble de revendications de ce que l’on demande ou de ce que l’on attend) du consommateur.

 Lier une offre à son contexte réel est pour sa part primordial.

Bien des projets échouent car ciblant des modes de vie ou de pensée en décalage avec la réalité marocaine actuelle. alors, cette personne doit s’appliquer à lancer les bons produits sur le bon marché.

Aziz Akhenouch  pense également qu’il faudra à l’entrepreneur une bonne dose d’audace, d’esprit d’initiative et de flair afin de parvenir à concrétiser son projet.

Avec les bons produits, une clientèle bien ciblée, et une dose de leadership, on libère les bonnes énergies pour trouver les solutions stratégiques, organisationnelles, opérationnelles et financières.

 

Néanmoins, quant aux notions de difficulté et de risque, ce sont selon lui des ingrédients incontournables de toute création d’entreprise que ce soit au Maroc ou ailleurs.

Cet acte demeure donc risqué notamment pour les PME qui doivent approcher leur marché.

Donc, Réussir son entreprise relève d’un savant mélange d’audace, de leadership, de conviction, d’une profonde connaissance de chacun des rouages de sa société, d’une vision claire, d’une bonne maîtrise des risques et d’une persévérance à toute épreuve. Le but final étant d’offrir le bon produit au bon marché avec le bon service.

 

           

L’Etat doit favoriser l’émergence d’acteurs économiques en améliorant l’environnement économique, juridique et fiscal d’une part, et en donnant de la visibilité sur les secteurs stratégiques d’autre part, et enfin, en encourageant la création de leaders et d’entreprises locomotives dans chacun de ces secteurs. En somme, l’Etat se doit d’insuffler la bonne dynamique tout en continuant à améliorer le cadre sectoriel.

Aziz Akhenouch pense qu’un entrepreneur est d’abord un citoyen qui contribue à son échelle à la construction et à la bonne marche de son pays.

Selon lui, le Maroc de sa position géographique remarquable sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour développer des projets avec des marges considérables connaît réellement l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’entreprises.

   

Conclusion

 

L’entrepreneuriat est avant tout un choix stratégique, plutôt une obligation c’est un projet de société dans la mesure de sa contribution au son développement économique et social  Aujourd’hui, au Maroc il apparaît nécessaire de promouvoir de manière pédagogique et coordonnée la culture ainsi que l’apprentissage entrepreneurial et ce en favorisant l’émergence de nouvelles générations d’entrepreneurs animés par la passion d’entreprendre et motivés par une culture d’innovation et par un apprentissage entrepreneurial ainsi que le développement et la valorisation de la culture entrepreneuriale et de toutes aptitudes de responsabilité et de créativité et par le développement de toute ambition personnelle et collective.

Au terme de cette étude, il serait bien prétentieux de répondre par l’affirmative tant les réalités de l’Entreprenariat au Maroc sont d’une grande complexité. Néanmoins, nous pouvant tracer les tendances essentielles du profil de l’entrepreneur marocain ; notamment celui évoluant dans le système productif national structuré et moderne. Ce profil présente les caractéristiques suivantes:

          il maitrise la culture entrepreneuriale.

          la création de son entreprise est, principalement, liée à la recherche de l’indépendance et de la liberté d’action.

         il a la conviction qu’on ne peut pas devenir entrepreneur par hasard.

          il a une conception lucide et ouverte de la mondialisation.

         il croit que le  «  self made man » est devenu possible au Maroc.

          il est en phase et en harmonie avec les grands choix stratégique du Maroc d’aujourd’hui.

 

Enfin, il croit que le Maroc connaît l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’entreprises et corrélativement qu’une nouvelle élite économique est en cours de constitution, dotée à la fois d’une perception précise des défis que doit affronter le Maroc et d’une vision concrète de ce que devraient être les stratégies publiques lui permettant une meilleur préparation de l’avenir.

 

BIBLIOGRAPHIE :

   

Driss GUERRAOUI, L’élite économique marocaine, Etude sur la nouvelle génération d’entrepreneur, Edition L’harmattan 2009

 

Driss FERHANE, Vers une francophonie entreprenariale Colloque international, 3 et 4 Mars 2008

 

Michel Coster, Entreprenariat , Edition Pearson, Education , France Août 2008

 

Webographie

 

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/06/14/48/PDF/These_Bruyat.PDF